Vive le sport de proximité à Paris et dans le Grand Paris

février 6, 2019 dans A la une, A vos côtés, Actualités par Catherine Baratti-Elbaz

Au Conseil de Paris, le 4 février, a été présenté le document de référence sur la politique sportive à Paris : « Paris + sportive ». C’est la première fois que Paris se dote d’un tel document. Le sport, à l’instar d’autres politiques publiques, a un rôle crucial à la fois éducatif, sanitaire et social.

Je suis intervenue pour saluer la politique ambitieuse que nous menons avec Jean-François Martins, dans le 12e et le Bois de Vincennes, à Paris mais aussi dans le Grand Paris.

Retrouvez mon intervention ici.

Mes chers collègues, je voudrais d’abord saluer le texte de cette communication qui traduit l’ampleur de notre action et sa diversité. C’est la synthèse d’actions engagées depuis longtemps. C’est la moindre des choses quand nous arrivons dans la cinquième année de notre mandat.

L’objectif général est de rendre la vie de tous et de toutes plus agréable, et notamment faciliter ces pratiques sportives, les rendre accessibles au plus grand nombre. Je voudrais saluer l’investissement de notre collègue Jean-François MARTINS, personnellement sur ces sujets, mais aussi de tous ses collègues, qui, par exemple, pour les sujets concernant le bois de Vincennes, ont beaucoup mobilisé – Pénélope KOMITÈS ou encore Jean-Louis MISSIKA – quand il s’agit de prévoir des équipements sportifs dans nos projets urbains. Mais également notre adjoint aux finances, parce qu’aujourd’hui, si tout le monde veut des équipements sportifs nouveaux, quand il s’agit de faire les arbitrages, on nous reproche souvent l’ampleur de nos investissements. Cela fait partie du jeu traditionnel entre la majorité et l’opposition au sein de cette instance.

Je veux saluer ici, d’abord, le premier point de cette communication qui concerne tous nos lieux de pratique et répéter à quel point je suis heureuse d’avoir, dans mon arrondissement, accueilli un nouveau gymnase, Althea-Gibson, qui ne vient pas de sortir, mais est un projet élaboré de longue date, bien évidemment, avec l?objectif de mieux intégrer nos équipements sportifs au milieu urbain. A ce titre, ce gymnase se trouve semi-enterré, avec des immeubles de bureaux au-dessus. C’est, je crois, un exemple qu’il faut suivre désormais et mieux travailler à l’intégration de ces équipements sportifs dans notre tissu urbain.

J’assume que, porte de Saint-Mandé, nous allons construire un gymnase au-dessus du périphérique, parce que nous avons besoin, dans ces lieux aussi, de nouveaux équipements que nous pourrons par ailleurs partager avec nos voisins de l’autre côté du périphérique.

J’avoue que je suis un peu surprise d’entendre mes collègues regretter que nous construisions autour du périphérique. Mais enfin, chers collègues, que devons-nous dire à nos habitants qui vivent tous les jours au-dessus du périphérique ? Est-ce que nous devons leur demander de déménager parce que l’air est trop pollué ? Je pense que notre combat est ailleurs. Il est effectivement dans la diminution des nuisances sonores et la pollution de l’air, et de protéger tous les publics qui sont accueillis dans tous les établissements en bordure du périphérique, ce que nous faisons, bien évidemment, et nous ferons dans ce nouveau gymnase qui s’appellera “Victor-Perez”. Ce sera le cas aussi, Nicolas BONNET-OULALDJ l’a rappelé, grâce à une mobilisation forte dans la Z.A.C. “Bercy-Charenton”, avec deux nouveaux gymnases.

Mais ce que je trouve très intéressant, c’est le travail que nous avons commencé, et qui est bien repris dans cette communication, sur la question d’optimisation des lieux déjà existants. D’abord, dans Paris, bien sûr, avec ces créneaux qui sont un vrai levier pour nous, élus, dans la politique sportive à Paris en termes de facilitation de l’accès aux équipements sportifs de nos publics prioritaires. La question des horaires est aussi déterminante. On ne peut pas, dans cette ville, avoir des équipements publics sportifs, mais également culturels, qui s’arrêtent trop tôt le soir, soient fermés le samedi et même le dimanche.

Oui, cela me rend triste de savoir que dans certains équipements scolaires, nous avons des gymnases, des équipements sportifs qui sont fermés à 18 heures et pendant toutes les vacances scolaires. Nous devons trouver des solutions pour les rendre accessibles à tous les publics. Cela se fait dans toutes les grandes villes du monde. Nous pouvons y arriver aussi à Paris.

Je suis heureuse aussi que nous ayons réussi à couvrir nos terrains d’éducation physique. C’est le cas dans l’arrondissement à Louis-Braille ou au T.E.P. rue de Cotte. C’est effectivement un usage nouveau toute l’année qui est possible sur ces terrains. Je me satisfais de ces équipements. D’ailleurs, j’ai d’autres idées pour en ouvrir de nouveaux dans le 12e arrondissement.

Je suis heureuse aussi que cet été, nous installions un bassin estival sur Léo-Lagrange pour permettre aux Parisiennes et aux Parisiens qui ne partent pas en vacances, de trouver un lieu de baignade gratuit et accessible à tous dans un lieu qui existe déjà et verra une nouvelle pratique sportive ouverte au public pour la première fois à l’été 2019. Je m’en réjouis.

Comme Maire du 12e, je me félicite aussi que dans le bois de Vincennes, nous ayons réussi à concilier la préservation des espaces verts, voire même leur amplification, la préservation du patrimoine aussi à la Cipale, en réussissant à construire un terrain de rugby adapté aux usages et à la pratique de ce sport, et en ouvrant un peu plus des espaces, en corrigeant des dysfonctionnements pour valoriser ce site historique hérité des Jeux olympiques précédents.

Je voudrais aussi dire et apporter tout mon soutien à l’équipe municipale dans la négociation avec mes collègues élus des communes riveraines quand il s’agit de récupérer des créneaux qui sont dus aux Parisiens dans ces équipements. Je ne me satisfais pas que des petits Parisiens aillent adhérer à des clubs de Vincennes ou d’ailleurs pour faire du sport en face du Parc floral, alors que cet équipement appartient aux Parisiens et doit nous être rendu. Je pense que c’est important aussi de défendre le patrimoine des Parisiens.

Par ailleurs, comme présidente du parc interdépartemental de Choisy et du Tremblay, des parcs que nous partageons avec nos collègues du Val-de-Marne, je salue, là aussi, l’investissement inédit de Paris pour rénover ces parcs. Je m’attache, comme présidente, à augmenter l?utilisation de ces espaces par les Parisiennes et les Parisiens.

Permettez-moi de regretter l’absence systématique des élus de l’opposition dans ces instances. Parce que la métropolisation de nos politiques publiques ne se fera pas en restant à Paris. Il va falloir accepter, de temps en temps, de franchir le périphérique pour aller voir nos concitoyens.

Je finis donc en rappelant l’importance de la décentralisation de cette politique sportive et la place accordée aux Maires d’arrondissement. Je salue le fait qu’effectivement il y ait de plus en plus de Vélib’ dans nos rues pour permettre à toutes et à tous de faire du vélo au quotidien dans Paris. Je vous remercie.