Pour une réforme des caisses des écoles parisiennes

juillet 8, 2017 dans A la une, A vos côtés, Actualités par Catherine Baratti-Elbaz

En juillet 2017, je suis intervenue au conseil de Paris pour défendre la réforme du financement des caisses des écoles parisiennes.

Mes chers collègues, je tiens à saluer en amont de ce projet de délibération le long travail de concertation qui a été mené avec les maires d’arrondissement, tous, sauf ceux qui n’ont pu venir, et les directeurs des caisses des écoles pour aboutir à ce projet de délibération-cadre qui nous est proposé aujourd’hui sur le financement de la restauration scolaire à Paris.

A la cantine les enfants sont contents! Même s’ils préféreraient un peu plus de frites et de pizza…

Il est l’occasion de clarifier les relations financières entre la Ville et les 20 caisses des écoles parisiennes qui permettront peut-être de relativiser la notion d’autonomie évoquée par certains ici. Il permet aussi de reprendre et traduire en actes de nouveaux objectifs très ambitieux en termes d’alimentation durable et d’accueil des enfants dans nos cantines.

Rappelons que ces objectifs n’étaient présents qu’à la marge dans les précédentes conventions, et modifiaient de manière très faible la subvention attribuée par la Ville aux différentes caisses. Pour ma part, je suis fière bien entendu d’avoir pu atteindre l’objectif de 50 % d’alimentation bio et labellisée dès la rentrée 2016 dans toutes les écoles du 12e arrondissement.

Après ce projet de délibération, nous instaurons ainsi une nouvelle approche dans la façon de financer nos caisses des écoles. Aujourd’hui, le subventionnement est basé sur une méthode de calcul uniforme et mécanique qui ne prend pas en compte la globalité de l’activité restauration scolaire des caisses. Comme maire d’arrondissement, présidente de la caisse des écoles du 12e, je suis satisfaite de pouvoir à l’avenir discuter du financement de la restauration scolaire en toute transparence avec l’Hôtel de Ville dans le cadre d’un véritable dialogue de gestion en fonction des actions que je propose pour atteindre les objectifs de la Ville en tenant compte des résultats, y compris financiers des années précédentes.

Il paraît également salutaire d’avoir intégré dans ce nouveau dispositif les modalités et conditions dans lesquelles la Ville pourra allouer une participation financière exceptionnelle à une caisse en difficulté.

Ce dialogue transparent et serein nous permettra d’avoir un regard objectif et partagé sur les budgets de restauration scolaire des caisses des écoles à Paris. Pour ma part, je n’ai rien à cacher, au contraire. Je ne peux que me féliciter et soutenir le fait que la question de la gouvernance de la restauration scolaire se traduise également par la création de nouveaux outils, comme un comité président des caisses des écoles ou encore la présentation d’un rapport annuel de la restauration scolaire devant notre Conseil.

Le sujet de la restauration scolaire doit en effet pouvoir être débattu dans notre hémicycle de façon régulière, transparente, avec une présentation des résultats de chaque caisse à l’ensemble des Parisiens.

Quelques mots sur les amendements. Sur la proposition d’organiser un goûter en alimentaire à 16 heures 30 partant de l’expérience réussie de goûters récréatifs en maternelle. Comme rapporteure de la Mission d’Information et d’Evaluation sur le périscolaire à Paris que nous avons menée en 2015-2016, je veux rappeler que nous y sommes favorables sur le principe. Aussi, je préconiserais que des expérimentations soient menées et c’est déjà le cas dans plusieurs arrondissements, afin que puissent être examinées concrètement les modalités d’une généralisation, qui devra arriver, nous en sommes tous convaincus, mais en abordant aussi la question du financement de ce dispositif qui doit être réfléchi avec les présidents et présidentes de caisse des écoles.

Concernant le repas végétarien, je me permets de préciser qu’en aucun cas ce repas végétarien ne doit être présenté comme un repas de substitution, mais bien comme un repas à part entière. C’est le cas dans la caisse des écoles du 12e arrondissement où nous servons aux enfants une fois par semaine un repas végétarien. C’est là une demande des familles, qui n’ont rien de religieux, et une évolution des pratiques alimentaires de ces familles.

Alors oui, je suis favorable à ce projet de délibération comme l’ensemble des élus de mon groupe parce qu’il s’agit de mieux respecter l’argent public, celui des familles. C’est notre première préoccupation. Nous n’avons pas peur, pas peur de la transparence, pas peur du dialogue de gestion, pas peur du débat public parce que ce qui est en jeu, c’est l’égalité de traitement des petits Parisiens et l’équité de traitement de l’ensemble de nos personnels des caisses des écoles.

Nous voterons donc ce projet de délibération.