NKM à Trousseau : la réhabilitation du Tibérisme plombe un peu plus la campagne de NKM

décembre 17, 2013 dans Presse et web par Catherine Baratti-Elbaz

Communiqué de Catherine Baratti-Elbaz, candidate tête de liste pour le 12ème arrondissement
 
 
La députée UMP de l’Essonne, pour mettre en scène le soutien d’une conseillère générale UMP de Corrèze, a choisi le cadre de l’Hôpital Trousseau dans le 12e arrondissement.
 
Faut-il être frappé d’amnésie pour ne pas réagir à ce choix ?
 
On se souvient en effet que pendant des années, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, auquel appartenait la maire de Longjumeau, n’a jamais défendu l’hôpital public, et qu’il a même soutenu à l’APHP un projet de restructuration brutale et non concerté qui a conduit à des diminutions de moyens et à des suppressions massives de personnels qui ont mis à mal le service public hospitalier. 
 
On se souvient aussi que la droite parisienne n’a jamais levé le petit doigt face au plan de démantèlement qui a frappé Trousseau, menaçant l’existence même de cet établissement pédiatrique et universitaire de renommée internationale qui assure aussi un service de proximité auprès des Parisiens et des Franciliens.
Entrée de l’hôpital Trousseau

Entrée de l’hôpital Trousseau

Dès 2009, ce sont en effet les équipes de l’hôpital (médecin et personnel), les usagers et les élus de gauche (députée, élus municipaux et régionaux) qui se sont mobilisés pour sauver l’hôpital Trousseau, porter un projet médical réaliste et obtenir les investissements promis pour assurer la mise aux normes et le développement des activités de cet établissement. C’est un hôpital arraché aux projets funestes de la droite qui sert aujourd’hui de visite à la porte parole du candidat Sarkozy…

 
On se souvient plus récemment, que ce mépris pour Trousseau, et plus généralement pour l’APHP, se retrouve dans le projet de la candidate UMP à la mairie de Paris, qui n’a pas jugé utile d’y mentionner une seule fois “l’hôpital public”. 
Cet “oubli” est à mettre au regard des propositions fortes d’Anne Hidalgo qui consacre un chapitre entier de son programme à la santé et à la prévention, prenant l’engagement d’investir pour moderniser les urgences hospitalières et garantir un hôpital public de qualité à Paris, pour les patients comme pour les personnels.
A l’occasion de cette visite, la candidate UMP aurait pu faire des propositions claires pour la santé et l’hôpital public. Au lieu de quoi, les Parisiens ont eu droit à une réhabilitation du Tibérisme et des pratiques de la vieille droite parisienne. L’hôpital public attendra…